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IRIB (Ven 13 Mai 2011)

Obama, un beau parleur qui ne convainc plus, veut encore parler aux Musulmans

Il oubliera de parler de la Palestine ou minimisera le problème.



Commentaire de Liberté d'Expression :

Monsieur OBAMA ne peut plus esquiver le lien direct entre les attentats du septembre 2009 et le sort tragique du peuple palestinien.

Les activistes d’Al-Qaïada se sont-ils trompés dans le procédé en s’attaquant à des civils US ? Mais, depuis 1945, lors des guerres du Moyen-Orient, les USA n’ont-ils pas tué de leurs mains ou directement concouru à assassiner combien de civils palestiniens, irakiens, libanais, syriens, égyptiens, jordaniens ?
Il était donc prévisible que des désespérés Arabes ou Musulmans ou les deux se vengent, à la manière américaine, en tuant des civils américains.
Et cela a fini par arriver.
Et je prévois même que cela arrivera encore si les USA ne changent pas de politique pour une attitude plus pondérées et moins impérialiste. Et il y aura autant de kamikazes que nécessaire, héros de leur cause, désavoués ailleurs.

Les USA doivent reconnaître que l’Etat d’Israël est une fiction juridique, politique et diplomatique, issue de la Seconde Guerre Mondiale. Les peuples du Moyen-Orient n’ont eu aucune responsabilité dans celle-ci, sinon comme chair à canon et comme des peuples indigènes, comme des êtres humains inférieurs du point de vue des Occidentaux !
Aujourd’hui les choses sont plus claires : OBAMA a fait assassiner Ben Laden. Il n’a pas été capable de se confronter judiciairement et publiquement à son ennemi. L’affaire avec l’ancien salarié de la CIA a été réglée à la cow-boy, c’est-à-dire à la voyou. L’affirmation que “justice a été rendue” est un énorme mensonge.

Alors quand OBAMA va s’adresser aux Musulmans, il faudra qu’il précise s’il s’adressera aux rois et marionnettes comme ceux de Bahrein, du Yemen, d’Arabie saoudite, de Jordanie ou aux Musulmans fiers et indépendants comme ceux d’Iran, d’Algérie, du Soudan, de Lybie, de Tunisie, d’Egypte… On sait bien que tous ces régimes ne sont pas parfaits, on sait que les USA tentent par ce nouveau procédé des révolutions “colorées” ou “parfumées” de reprendre la main. Comme en Egypte où des militaires pro-USA ont remplacé un dictateur très cramé et devenu invendable.

Monsieur OBAMA, plutôt que nous parler de nos problèmes de Musulmans, parlez-nous du blocus de Cuba, maintes fois condamné par l’ONU, parlez-nous des Cubains emprisonnés illégalement aux USA parce qu’ils luttaient contre le terrorisme, parlez-nous de la prison illégale de Guantanamo, parlez-nous de la manière dont vous accroissez la puissance militaire et les armes de destruction massive d’Israël tout en interdisant la “science blanche”, en interdisant l’accès à la science réservée au Blancs aux peuples du Moyen-Orient.

Vous vous êtes arrogé le rôle de régulateur mondial, mais vous êtes le principal facteur de troubles dans le monde : votre peuple vit aux frais des autres peuples et vous empêchez par la force quiconque tente de ne pas vous payer une part du fardeau mondial qu’est votre déficit financier.

Vous n’avez pas quitté l’‘Irak dont vous avez arrosé le territoire avec le sang du peuple… avec un faux prétexte ! Vous n’avez pas quitté l’Afghanistan. Vous créez des difficultés au Liban encore partiellement occupé. Vous soutenez la politique agressive et humiliante d’Israël.
C’est avec l’argent des Musulmans que vous imposez l’Etat factice d’Israël aux Musulmans. Et vous utilisez votre violence contre les Musulmans qui refusent de payer. Vous utilisez des marionnettes, puis vous les jetez à la poubelle de l’Histoire quand ils ont fini de servir : les roitelets, les fantoches de tout poils devraient y réfléchir.

Le système états-unien pèse plus que le président OBAMA. Monsieur OBAMA, vous avez déjà parlé aux Musulmans et par la suite vous avez autorisé Israël à continuer la colonisation et à continuer de tuer. Combien de Palestiniens civils ont perdu la vie sous le feu israélien depuis votre dernier discours ? Pourtant Israël est bien une marionnette US, non ? Votre gouvernement continue d’appuyer les pays musulmans les plus rétrogrades, les dirigeants vendus.
A l’oreille de la majorité des peuples du monde, votre parole, celle des USA ne vaut plus rien. Taisez-vous.

Gardez vos bonnes paroles pour le 20 mai, quand vous rencontrerez Monsieur Benyamin, Premier ministre de la chimère de droit international, Israël. L’ “Etat” ethno-ségrégationniste (raciste) et officiellement colonialiste qui ne se reconnait pas de frontière, qui n’a pas de Constitution, qui n’est pas membre à part entière de l’ONU et que vous armez, réarmez, sur-armez afin qu’il puisse tuer toutjours plus d’Arabes et de Musulmans.


crédit photo : image issue du site de la Maison Banche

Obama s’adressera, la semaine prochaine, au monde musulman. Second discours du genre, depuis son investiture. Saura-t-il se montrer convaincant ? Il y a des doutes. Pour s’en convaincre, revenons à ses déclarations du 2 mai.
“Et la justice fut”. Dans son discours du 2 mai, le Président Barack Obama s’est adressé à la nation américaine – et au monde – pour annoncer que les États-Unis avaient réussi à tuer Oussama ben Laden, le fameux leader d’Al-Qaïda, responsable des attentats du 11 Septembre. Beaucoup de personnes jugèrent le discours comme étant bien rédigé, sincère, touchant. La mort de Ben Laden est un événement pivot de l’histoire du monde, dont on devrait tous se réjouir. Bien sûr que le discours était bien rédigé. Comme sont censés l’être tous les discours du leader, par excellence, du «monde libre». Des phrases courtes, des paragraphes concis, un respect quasi-religieux du bon petit principe anglo-saxon de la «topic sentence» (première phrase du paragraphe qui résume l’idée principale de ce dernier, avant de la développer). Et, bien sûr, qu’il était touchant. Il suffisait de vouloir être touché. Le 11 Septembre, les Américains connurent «une période de deuil». La tristesse, la perte, la mort. Rien de mieux que d’évoquer la tragédie humaine pour toucher les gens. Pour justifier le désir de rétribution, de «justice», à n’importe quel prix et de n’importe quelle façon.

Et sincère. Mais oui, on ne peut plus sincère. Après tout, Barack Obama est bien doué pour ça. Quand la sincérité se résume à celle de notre volonté de vouloir convaincre les gens du bien fondé, du côté juste de notre version des choses. «Le peuple américain n’a pas choisi ce combat. Il est venu à nos côtés, et a commencé avec le massacre insensé de nos citoyens». Il n’y a jamais eu d’action, ni de réaction. Ni d’effet, ni de cause. Qui sème le vent ne récolte pas la tempête. Les 50 ans que les États-Unis ont passé à manipuler les pays du Moyen-Orient, à contribuer, (un euphémisme), au massacre des Palestiniens, au nom du massacre, de la persécution et de l’humiliation du peuple juif, à soutenir les régimes véreux et dictatoriaux de la région, même, dans leur transgression la plus totale des principes, (occidentaux, rappelons-le), des droits de l’Homme, même dans leur pillage constant de l’argent du pétrole qui va directement dans leurs paradis fiscaux, au lieu d’être utilisé pour bâtir des Etats modernes. Oui, les 50 ans que les États-Unis ont passé à installer, à soutenir, inconditionnellement, et à armer leur «flic du pétrole», ne peuvent donner naissance à une colère «légitime» !

Sacrilège, diront certains, comment est ce qu’une personne saine, juste, bonne, peut parler des attentats du 11 septembre comme issues d’une colère «légitime», qui elle-même est une réaction à un nombre d’actions illégitimes ? On est simplement devant deux visions du monde intrinsèquement différentes et le hic est que la vision occidentale est bien contradictoire.

Celle-ci nous dit qu’il faut nous réjouir de «la mort de Ben Laden». De «la mort», pas de «l’assassinat». Le choix des mots est, certes, crucial. Il faut rester du côté de la justice. La barbarie n’a pas de place dans le monde occidental. Soit. Mais cette vision là peut-elle répondre aux questions suivantes : dans l’affaire du meurtre de Ben Laden, quel rôle ont joué les services de renseignements pakistanais qui entretiennent une relation des plus étranges avec l’administration américaine ? Le Pakistan, qui déclare ne rien avoir su, au préalable, de l’opération, avant que les Américains eux-mêmes ne les remercient pour leur coopération ?

Depuis des mois, le Président Zardari prétend que Ben Laden se cache dans une grotte, en Afghanistan. Et ce n’est que, maintenant, qu’on apprend que Ben Laden vivait, depuis, au moins, 8 mois, dans une grande maison, à Abbotabad (à 115 kilomètres, au Nord-Est d’Islamabad – et on est censé croire que les Pakistanais ou les Américains ne le savaient pas, alors que la ville d’Abbottabad est le quartier général de la seconde division de l’armée du Nord Pakistanais et qu’on y trouve même l’Académie militaire nationale pakistanaise), comme un retraité, avec ce qui restait de sa famille ? Qu’il n’était pas armé, au moment de sa mort ? Qu’il est mort d’une balle dans la tête ?

Avec tous leurs moyens ultra-sophistiqués et leur supériorité technique, les “Navy Seals” n’auraient-ils pas pu réussir à capturer Ben Laden, au lieu de l’exécuter?

Peut-être qu’un procès devait être évité. Après tout, les gens deviennent bien bavards, dans ce genre de procès. Ben Laden aurait pu citer les noms de ses alliés, nous donner des détails sur le fonctionnement interne d’Al-Qaïda ; il aurait pu nous parler de ses contacts de la C.I.A, durant l’occupation des Soviets, en Afghanistan, ou de ses confortables entrevues, à Islamabad, avec le prince Turki, le Chef des services de renseignements saoudiens.

On aurait voulu des clarifications, des réponses à nos questions, que cette personne réponde de ses crimes, devant un tribunal, devant l’histoire et devant les hommes. Les États-Unis n’ont pas le droit de décider qui doit vivre ou mourir, et, surtout pas, lorsqu’il s’agit de Ben Laden, un homme responsable d’attentats terroristes qui ont changé, à tout jamais, la face du monde, de la création d’une organisation terroriste qui ne va, malheureusement, pas cesser d’exister, juste parce qu’il est mort. Lorsqu’Obama parle de justice, on pense aux principes universalistes, aux droits de l’Homme (et, plus précisément, à l’article 11 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme : «Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente, jusqu’à ce que sa culpabilité ait été, légalement, établie, au cours d’un procès public, où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées»). On pense à cette multitude d’idées qui poussent beaucoup de gens à adopter le meilleur des valeurs occidentales, car ne sont-ils pas justes, nobles ? Malheureusement, lorsqu’il commence à y avoir autant d’écart entre ce que l’Occident prétend être et ce qu’il fait, sur qui pourra-t-il compter, dorénavant, pour écouter ses fameuses «leçons de morale…, à l’Occidental»?



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