L’information des citoyens par les grands médias subit actuellement une forte dévaluation constatée à travers la perte de crédibilité des médias dominants. Que ce soit la presse écrite, parlée ou télévisée.
Pourtant les moyens mis à la disposition des professionnels sont considérables.
La presse d’information générale institutionnelle a vendu son âme au pouvoir politique et au pouvoir de l’argent.
Que ce soit la presse écrite dominante, que ce soit la radio, ou que ce soit la télévision, c’est toujours les patrons du grand capital qui s’expriment soit en tant que propriétaires, soit en tant que faiseurs de rois inspirant des aides gouvernementales politiquement sélectives aux médias.
L’information par Internet, tout d’abord utilisée par des citoyens - personnes physiques - pour donner un point de vue différent s’est vite trouvée accréditée d’une grande confiance par les lecteurs, au point qu’ils ont déserté les informations insipides des médias dominants.
Alors ces derniers ont pensé que le crédit d’Internet venait d’une technologie nouvelle. Ils ont eux aussi investi la Toile avec des moyens conséquents : des journalistes, des infographistes, des abonnements d’agence de presse, des photos, des vidéos, des bases de données, etc. Le résultat est le même : échec des médias d’obédience. Il y a un tel manque de crédit de confiance du public qu’aucun de ces médias n’a réussi à fédérer un lectorat suffisant pour déclencher des recettes publicitaires suffisantes pour devenir rentable.
Alors une nouvelle politique se met en place : interdire le statut de la presse aux médias indépendants, voire interdire totalement la publication d’une information indépendante du capital et l’appareil d’État.
Les préoccupations de diversité d’opinions, d’indépendance par rapport à l’argent, de qualité journalistique, de nombre de médias et nombre de lecteurs… rien de tout cela n’a aucune valeur pour nos législateurs imbus des valeurs capitalistes, soucieux de défendre la main-mise du Grand Capital sur l’information, sur l’opinion publique afin de faciliter le contrôle politique et la suprématie économique d’une classe sociale sur les autres.
La dernière trouvaille : ne sont reconnus comme “service de presse en ligne” aidés par la gouvernement que les médias en ligne pouvant payer au moins un salarié. C’est la sélection par l’argent.
Ces derniers temps, suite à des directives de Matignon, semble-t-il, la volonté du pouvoir de “nettoyer l’information” est passée à la vitesse supérieure. Les faux prétextes judiciaires abondent. On se souvient du professeur de philosophie qui a crié : “Sarkozy, je te vois !” alors que la police intervenait de manière musclée dans une gare. Il a fait l’objet d’une procédure. Cela a soulevé l’émotion dans le pays. L’Élysée a accusé le Parquet de zèle. Le Parquet a fait marche arrière. Mais le professeur, bien qu’acquitté a quand même perdu des frais de justice et le préjudice moral d’une procédure pénale.
Depuis, les procédures judiciaires contre la presse se multiplient. Des rédactions ou leurs dirigeants sont condamnées alors qu’elles sont innocentes ; si elles ne sont pas condamnées et que leur innocence est reconnue a posteriori, alors elles auront été soumises à des dépenses de justice répétées et à une perte de temps et d’énergie de nature à les décourager ou à amoindrir leur disponibilité pour leur travail informatif d’intérêt général. Désormais, alors que l’État français autorise la tenue de soirées de Gala pour recueillir des fonds pour l’armée israélienne, valablement accusée de crimes de guerre, les journalistes courent de très sérieux risques à critiquer radicalement le Capital, le sionisme ou Israël, le racisme anti-arabe ou anti-musulman ou anti-immigrés. Ils sont traînés en justice pour un anti-sémitisme fictif ou encore pour “outrage à magistrat” imaginaire. Des cas d’agression de journalistes couvrant la campagne du parti anti-sioniste, devant la police et restés impunis ont été constatés.
Le gouvernent et certaines organisations qui sont à l’origine de ces procédures judiciaires abusives ont beaucoup d’argent, beaucoup de salariés. Ils peuvent répéter leurs agissements à l’infini : l’État finance. Les auteurs de procédures abusives ne sont jamais inquiétés même quand la procédure est reconnue abusive.
C’est ce que l’on appelle “la police de la pensée” qui règne et qui tente de terroriser les rédactions avec plus ou moins de succès.
Comment dès lors s’étonner de trouver partout, dans tous les journaux dominants la même soupe consensuelle, fade, la même pensée unique jusque dans ses accès racistes islamophobes qui masquent des luttes de classes aussi réelles qu’elles sont obstinément occultées. Les cibles proclamées sont “les intégristes musulmans”, comme si l’Islam était la seule religion à produire des intégristes. Les cibles réelles sont les pauvres en général, les nouvelles classes exploitées ou reléguées par le chômage au rang de lumpen prolétariat, les combattants pour la justice sociale, pour l’égalité d’accès aux études, aux postes de responsabilité.
En pleine crise économique sévère, en cette période de chômage important, jamais les cadeaux financiers et fiscaux faits aux plus riches n’ont été aussi grands. Jamais la pression coercitive de l’Etat n’a été aussi forte contre les classes sociales défavorisées. Un excès rendant nécessaire le recours à l’autre.
Le propre d’un pouvoir est de prétendre représenter toute la société, de déclarer qu’il ne participe à aucune lutte de classes, que celle-ci n’existe pas - pour lui du moins. On n’éteint pas la lumière en fermant les paupières : la lutte de classes a toujours existé et elle existera toujours. Certes, elle se présente parfois sous la forme d’accalmie sous l’hégémonie d’une classe sociale dominante. Le contenu sociologique des classes sociales varie dans le temps. L’intensité, la violence des rapports de classes peuvent changer d’une période à l’autre.
Mais les classes sociales et la lutte des classe existent et existeront toujours. le nier, c’est mentir, c’est militer en faveur de la classe dominante du moment.
Notre rédaction reconnaît l’existence objective des classes sociales et de la lutte des classes. Cette lutte traverse notre pays la France ; elle traverse aussi le monde entier qui se divise en pays-prédateurs et en pays-gibier que les premiers préfèrent désarmés, en retard industriel, où ils voudraient limiter l’accès à la science et à la technologie de notre siècle. Ces pays-gibiers sont soumis à un marché international contrôlé et aux conditions inéquitables ; s’ils se résistent à l’impérialisme et s’ils veulent mettre en place des politiques de développement indépendant, ils sont soumis à des sanctions, à un traitement inégal, voire à des agressions militaires pour “y installer la démocratie par la force”, c’est-à-dire pour y enraciner la soumission, la corruption et pour en réalité y pérenniser la misère.
Cuba, le Venezuela, l’Iran, la Corée du Nord, etc. ont des régimes parmi les plus représentatifs dans leurs régions respectives. Ces régimes, avec les moyens qui sont les leurs, développent leur pays plus et mieux que bien d’autres pays comparables. Nous n’avons pas à nous réjouir des inondations, des sécheresses qui peuvent les frapper. Nous n’avons pas à aggraver leur situation par des blocus, par des mesures d’ostracisme injustifiées. Si on leur permettait de se développer et d’élever le niveau de vie et d’instruction de leur population dans la paix, ils auraient tout le loisir de développer tout naturellement la démocratie dans leur pays… au moins au niveau de pays connus qui acceptent le diktat de l’impérialisme, qui ne respectent pas les droits de l’homme et que pourtant les pays-prédateurs continuent d’aider à perdurer.
Alors, pour noyer le poisson dans l’eau, l’”identité nationale”, une donnée abstraite, fluctuante et polysémique est sortie comme d’un chapeau de magicien ; les faits divers sont promus au statut de sujets d’ouverture de journaux et de titres de première page : ” le petit chat de la voisine…” chantait Jacques Brel…
Jamais en France, il n’y eut si peu de médias indépendants alors qu’il ne fut jamais aussi facile et bon marché de produire de l’information.
Toute l’activité sociale revient à la création de richesses et au partage de ces richesses, à la création d’emplois pour tous, à la rémunération convenable du travail.
Notre engagement professionnel consiste à apporter l’information utile aux classes sociales défavorisées afin de les aider à prendre conscience de leur force et des moyens de participer plus activement à une répartition équitable des richesses nationales.
Notre ligne éditoriale consiste à respecter les faits, à hiérarchiser les informations, à veiller à notre indépendance journalistique, à protéger nos sources, à toujours confirmer notre engagement citoyen.
Notre ligne éditoriale soumet totalement l’information à l’impératif de vérité qui se résume en notre slogan national : liberté égalité fraternité.
Ce faisant, nous contribuons à donner de la substance et du contenu à la démocratie française.