A travers ses collaborateurs, notre rédaction regroupe suffisamment d’expérience professionnelle pour connaître les valeurs généralement admises dans la profession journalistique, en France et dans le monde.
Nous ne sommes pas des donneurs de leçon et nous n’en avons à recevoir de personne.
Notre ligne éditoriale axée sur le respect des faits, sur la hiérarchisation des informations, sur la protection de nos sources, sur l’indépendance et sur l’engagement citoyen montre déjà un aspect fort de notre charte professionnelle.
Nous reprenons pour notre compte les engagements déontologiques du journalisme tels que pratiqués en France et dans le monde : nous reconnaissons les principes de la charte de 1918 et celle de 1971 préconisées par le Syndicat National des Journalistes.
Cependant, étant un média populaire dans ses moyens et dans sa ligne éditoriale, nous reconnaissons la qualité de “journaliste” à des personnes qui sont des bénévoles ou encore à des personnes qui exercent un tel travail de manière rémunérée mais épisodique, c’est-à-dire à des personnes qui ne sont pas des “journalistes professionnels” au sens de la loi (= dont la partie principale du revenu provient de cette activité).
Le terme “journaliste” n’est pas l’apanage du secteur professionnel et il n’est pas question qu’il soit confisqué à la langue française au profit du seul secteur commercial et marchand.
Tous les dictionnaires le définissent comme l’activité consistant à rendre compte de faits et évènements, à rédiger des études pur une publication sur un support ou un autre. Le mode de rémunération, le statut fiscal ou économique de ladite publication ne peuvent à eux seuls définir ni le fait journalistique ni la qualité du produit journalistique.
Un professeur, un citoyen autodidacte peuvent aussi bien faire de très bons articles et donc être de bons journalistes occasionnels ou plus fréquemment qu’ils le veulent.
La loi permet de délivrer des cartes professionnelles de journalistes à des “journalistes professionnels”, qu’ils soient bons journalistes ou mauvais journalistes - c’est le problème de l’employeur.
D’ailleurs, les grands médias ne se gênent plus pour reprendre dans leurs sites respectifs une très grande quantité de contenu rédactionnel émanant de “contributeurs” bénévoles. Parfois, les contributions sont de meilleure qualité informative et rédactionnelle que les écrits des journalistes salariés du média.
Nous, nous disposons en interne des compétences qui nous permettent de délivrer des “cartes de journalistes” à des journalistes qui sont de “bons journalistes”, qui rédigent de bons textes et qui publieront leur production assez fréquemment pour justifier la qualification de “journaliste”, en plus de leurs autres activités dans la vie. “La réserve de garantie” derrière ces cartes, ce qui les valide, c’est la compétence professionnelle reconnue, que réunit notre rédaction.
S’il est impensable qu’un organisme délivre des “cartes d’écrivain professionnel” ou des “cartes de poète professionnel”, il en va de même pour la qualité de journaliste. Des professionels reconnus pour leur travail peuvent en attester pour des confrères, sur la base de leur propre crédit personnel.
Cela dit, si des écrivains, des poètes, des journalistes arrivent à faire de cette activité leur métier principal, c’est tant mieux pour eux.
Pour nous, les deux statuts - activité principale d’une part et, d’autre part, activité épisodique ou bénévole - ne sont pas incompatibles ni opposables l’un à l’autre.
La position des syndicats de journalistes professionnels se comprend aussi : ils défendent les intérêts spécifiques de leurs seuls membres, des salariés.
Par exemple, cela ne nous interdit pas d’employer nous aussi, chaque fois que nous le pourrons des journalistes professionnels aux conditions de la profession. L’essentiel est que tous les textes journalistiques soient de bons textes.
De toute façon nous ne trompons personne : si nous pouvons payer, nous le disons d’avance.
Si nous ne pouvons pas payer nous le disons d’avance : le choix du bénévolat est d’abord et avant tout celui du bénévole.
Un bénévole n’est subordonné au médias destinataire de son article ni par le contenu ni par les délais de remise : il propose et nous prenons ou nous ne prenons pas.
De toute façon ce débat est forclos dans la mesure où, aujourd’hui, tous les médias sur Internet et même beaucoup de médias sur d’autres supports utilisent aujourd’hui des contributions de particuliers plus ou moins “réguliers” et qui ne font pas partie de la rédaction.
En fin de compte, seules importent la qualité et l’opportunité d’un texte.
Nous préconisons des Etats Généraux de la Presse de manière que soit décidée la création d’un Haut Conseil de la Presse Indépendante, sans l’intervention ni de près ni de loin du pouvoir politique et avec une participation à égalité de tous les médias, petits et des grands, commerciaux ou à but non lucratif.
Nous trouvons scandaleuse l’attitude de certains médias venus quémander des subventions au pouvoir exécutif… “sans engagements éditoriaux en retour”... Qui le croira ?
Le financement de ce Haut Conseil de la Presse Indépendante et ses moyens devront être fixés par l’Assemblée Nationale, par une majorité des 2/3.
L’existence de ce Haut Conseil et son indépendance devront être validées par la Constitution : un pays où la liberté d’expression et la liberté de presse ne s’imposent pas à l’Exécutif, où elles ne lui sont pas opposables, n’est pas une véritable démocratie parce que celle-ci doit reposer sur des citoyens informés par des médias divers dans leur ligne éditoriale et indépendants dans leur financement.
Le “pouvoir d’un peuple” (la démocratie) trompé, manipulé par le pouvoir politique ou par le Capital ou par des groupements d’influence occultes (les peuples US, britannique et bien d’autres au sujet de la guerre d’Irak) n’en est pas une.